La facilitation en intelligence collective
Qu'est ce que c'est ?
La facilitation est une discipline qui permet, par l'intervention d'un tiers neutre, la co-construction de projet entre des parties aux intérêts parfois divergents. Elle cherche à produire du consensus pour s'assurer de la durabilité du projet concerné, tout comme la Démocratie cherche à produire de la Loi.
Une facilitation est organisée suite à une commande. Elle prend la forme d'une ou plusieurs séances réunissant les différents parties prenantes d'un projet. Elle s'appuie sur des techniques d'animations spécifiques.
Les origines de ces techniques sont variées. Elles font partie de l'ADN des gouvernances associatives et sont centrales dans la pratique de l'animation socioculturelle. On les retrouve, également, dans les nouvelles tendances managériales collaboratives ainsi que dans certaines politiques publiques qui ont l'obligation légale de concerter leurs usagers.
Mobiliser la technique appropriée au contexte d'intervention appartient à l'expertise du facilitateur. Dragon dreaming, théatre-forum, serious gaming, design thinking, jeux-cadres, gouvernance partagée, co-développement, etc, sont autant de techniques qui peuvent inspirer une facilitation ..
Dans tous les cas, une facilitation réussie est un moment où une parole authentique a pu émerger et où le groupe a pu identifier ses propres ressources. Elle produit des solutions, auxquelles le commanditaire seul n'aurait pas pu aboutir, et pour lesquelles une communauté s'engage au même titre que lui.
La facilitation est une démarche sincère et éthique où le respect de la décision du groupe est sacrée. Son issue n'est jamais prévisible et aboutit à des regards nouveaux sur les situations et à des remédiations créatives.
La facilitation trouve sa place dans certaines démarches de conduite du changement. Elle est particulièrement pertinente dans le renouvellement de projets associatifs, dans les conseils de vie d'usagers (foyers de vie, territoire, service public), et dans les séminaires d'équipes.
Mon style de facilitation
Le métier de facilitateur est en pleine structuration. Comme en témoigne sa tardive introduction en 2012 dans le Larousse ("Qui est chargé de faciliter le déroulement d'une action, d'un processus"). Pour ma part, je l'ai découvert au cours d'activité en tant que formatrice. Ce fût un soulagement tant il représente tout ce à quoi je tend depuis le début de ma carrière.
Car mon expérience s’est construite au fil de quinze années en tant qu'animatrice auprès d’enfants, de jeunes, de séniors, d’habitants, de bénévoles, de résidents, de professionnels, d'élus,...
La base théorique de ma pratique s’inscrit dans les pédagogies non-directives de Carl Rogers et ses techniques de Communication Non Violente ainsi que celles de l’École de Palo Alto. Elle s'apparente à celle de la médiation.
Concrètement, cela signifie que je suis en capacité de créer une communication de qualité avec et entre les participants, en rendant possible l’authenticité des échanges.
Cela passe par ma propre communication, que je cherche la plus congruente possible, et par un cadre particulièrement respectueux de la dignité de chacun. Ma pratique du théâtre-clown est un atout dans la recherche de ce fragile équilibre.
